Ayant fait le choix de m'installer en cabinet libéral, ma pratique clinique repose aujourd'hui sur une expérience acquise tant sur le plan de ma pratique professionnelle antérieure (enseignement du tennis et du Français langue étrangère) que lors de mes études universitaires passionnantes en vue de l'obtention du diplôme et du titre de Psychologue clinicienne, de mon activité en tant que psychologue clinicienne stagiaire en milieu hospitatlier (Nice et Polynésie française), de ma pratique clinique, et de mon implication et activité professionnelle antérieure dans le milieu associatif auprès des femmes victimes de violences.

   Je suis ainsi spécialisée dans trois domaines d'intervention:

  • Les femmes victimes de violences.
  • L'addiction et/ou dépendances.
  • La préparation mentale des sportifs de haut niveau.

1) Les femmes victimes de violences


   

    J’ai longtemps travaillé auprès des femmes victimes de violences et une grande majorité ont commencé à briser le silence après de longues années de souffrance qui auraient pu être évitées. Elles n’ont jamais osé en parler par peur de représailles ou parce qu’elles avaient honte de ce qu’elles subissaient depuis des années et qu’elles se sentaient coupables alors qu’elles étaient des victimes.

      Une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint, Il est donc important de rappeler que la première gifle ou les premières insultes reçues ne sont que le début d'une longue série de violences physiques et psychologiques.

      Il est temps de savoir que vous n’êtes pas coupables mais victimes, il est temps de parler pour briser le silence qui vous ronge et il est temps de demander de l’aide parce que seule, le poids de la souffrance est beaucoup trop lourd.

Pourquoi ?

    Parce que vous êtes humiliée, insultée, menacée et dévalorisée sans cesse. Il vous dit que vous êtes moche, grosse, idiote, que vous ne savez rien faire, que vous n’êtes bonne à rien… Tout est prétexte pour vous agresser physiquement et psychologiquement (gifles, bousculade, coups de poing, coups de pied, il vous tire par les cheveux…).


    Parce que dès le moment où vous dites non à un rapport sexuel au sein de votre couple et qu’il vous est imposé sous la contrainte, vous êtes victimes d’un viol.
    Un viol ou une agression sexuelle, selon la loi française, est un acte à caractère sexuel avec ou sans pénétration commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise est passible d’une lourde condamnation.
    Vous avez subi des attouchements, voire des viols de la part d’un parent ou d’un proche alors que vous étiez mineur(e) et vous n’en avez jamais parlé. Vous gardez encore aujourd’hui, après des années de silence, des traumatismes qui affectent votre vie affective, familiale et professionnelle.

    Parce que votre supérieur hiérarchique vous impose du travail que les autres ne veulent pas et vous n’osez pas dire non de peur d’être renvoyée ou mise à l’écart. Il vous a fait des avances que vous avez refusées et il n’hésite pas à vous dénigrer en vous faisant perdre confiance en vous.
    Des collègues mettent en doute vos capacités et se permettent des réflexions machistes, des allusions sexuelles ou des gestes déplacés…

   

    Pour sortir d'une typologie théorique, des signes qui ne trompent pas sont de plus fortement révélateurs de la violence et de la souffrance psychique subie au quotidien.
Ainsi:
  • Vous vivez en permanence dans la peur, des habitudes se sont installées sans que vous osiez réagir et le sentiment du danger fait partie de votre quotidien?
  • La présence de votre mari ou de votre compagnon vous fait peur ou vous sursautez à son approche?
  • Vous avez peur de rentrer chez vous?
  • Vous avez peur pour la sécurité de vos enfants?
  • Votre mari, votre compagnon vous isole de vos ami(e)s, de votre famille, de vos voisins ou de vos collègues?
  • Votre mari, votre compagnon vous ignore ou vous critique à tout propos, vous dévalorise en public ou en privé, ne tient pas compte de votre avis?
  • L’attitude agressive de votre mari ou de votre compagnon vous donne l’impression de ne plus avoir de contrôle sur votre propre vie ni sur celle de vos enfants?

Comment?

    Pour les femmes victimes de violence, il est plus particulièrement important et nécessaire de se sentir en sécurité et d’avoir une totale confiance en son Thérapeute.

    Il s’agira de briser le silence instauré depuis de nombreuses années en exprimant votre souffrance par une parole longtemps réprimée : vous prendrez conscience peu à peu que vous êtes "une victime" et que la honte et la culpabilité éprouvées jusqu’à présent sont l’apanage du "bourreau".
    Vous pourrez ainsi (re) construire votre histoire sans peur et en toute liberté. . Vous apprendrez peu à peu à vous imposer en tant que "sujet" qui dit "non" et plus comme un "objet" qui subit la parole et les coups de l’autre. Vous exprimerez votre féminité si longtemps bafouée, mettant un terme définitif à toutes formes de violences.

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